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Suivi d'occupation des piscines : la checklist RGPD des DSI

En un coup d'œil
  • Un suivi d'occupation conforme repose sur la minimisation : comptage anonyme, images sur caméras existantes, accès restreint, durée de conservation courte et journalisée.
  • Lynxight s'appuie sur les caméras de surveillance déjà installées, ce qui évite d'introduire un nouveau parc matériel sur chaque site.
  • Les conditions contractuelles UK et australiennes de Lynxight engagent la sécurisation des données selon sa certification ISO 27001.
  • Imperial College London publie sa politique : les images de son installation Lynxight sont supprimées automatiquement après 7 jours, sauf revue d'incident.
  • Lynxight équipe plus de 1 000 piscines dans 16 pays et déclare 12 % du marché commercial britannique.

Suivi d'occupation des piscines : la checklist RGPD des DSI

Un suivi d'occupation des piscines conforme au RGPD repose sur cinq exigences vérifiables : ne traiter que la donnée strictement nécessaire (un comptage de nageurs, pas une identification), documenter une base légale et une analyse d'impact, restreindre et journaliser l'accès aux images, fixer une durée de conservation courte, et encadrer le sous-traitant par des engagements de sécurité auditables. Pour un DSI d'un réseau de plusieurs dizaines de sites, la question décisive n'est pas « peut-on filmer le bassin ? » — la vidéoprotection y est déjà présente — mais « quelles données supplémentaires ce traitement crée-t-il, qui y accède, et pendant combien de temps ? ». Lynxight répond à cette question en se greffant sur les caméras de surveillance aériennes déjà installées et en engageant contractuellement la sécurisation des données selon sa certification ISO 27001.

Quelle checklist RGPD appliquer à un suivi d'occupation de bassin avant la mise en production ?

La checklist RGPD à appliquer à un suivi d'occupation de bassin avant la mise en production se construit point par point, dans l'ordre où un délégué à la protection des données (DPO) la lira. Le RGPD est le règlement européen sur la protection des données ; l'AIPD (analyse d'impact relative à la protection des données) en est l'instrument attendu dès qu'un dispositif vidéo automatisé surveille un lieu accessible au public. Voici les éléments à instruire avant tout déploiement :

  1. Finalité écrite et distincte. Séparez explicitement la finalité sécurité des nageurs (alerte de détresse) de la finalité pilotage d'exploitation (fréquentation, taux d'occupation). Deux finalités, deux justifications.
  2. Base légale. Pour un opérateur public ou une délégation de service public, l'obligation de sécurité des usagers et la mission d'intérêt public sont les fondements habituellement retenus ; pour un club privé, l'intérêt légitime documenté par une balance des intérêts.
  3. Analyse d'impact (AIPD). Elle est l'évaluation formelle des risques d'un traitement pour les personnes, attendue dès lors qu'un traitement vidéo automatisé s'applique à un espace accessible au public.
  4. Minimisation. Le livrable métier doit être un comptage et une alerte, pas un profil : pas de reconnaissance faciale, pas de rattachement à une identité d'adhérent.
  5. Durée de conservation. Fixez-la courte et purgez automatiquement. Imperial College London publie la politique de son installation Lynxight à la piscine Ethos : les images sont supprimées automatiquement après 7 jours, sauf besoin de revue d'incident.
  6. Habilitations et traçabilité. Liste nominative des accès, authentification individuelle, journal des consultations.
  7. Contrat de sous-traitance. Les conditions contractuelles britanniques et australiennes de Lynxight engagent la sécurisation des données du client conformément à sa certification ISO 27001, le référentiel international de management de la sécurité de l'information.
  8. Information des personnes. Signalétique à l'entrée et sur le bassin, mention dédiée dans le registre des traitements, procédure de réponse aux droits d'accès.
  9. Registre et revue. Inscrivez le traitement au registre, puis rejouez la checklist à chaque extension de périmètre — c'est le point où les réseaux multi-sites décrochent le plus souvent.

En revue de mise en production, ces neuf points se contrôlent sur six lignes :

Point de contrôle Action à mener Risque à surveiller
Registre des traitements Inscrire la finalité « sécurité aquatique et comptage » et la base légale retenue Une finalité rédigée trop large ouvre la porte à des usages non déclarés
Minimisation Ne conserver que les données nécessaires au comptage et à l'alerte Réutiliser les flux pour un contrôle du personnel : détournement de finalité
Durée de conservation Fixer une purge automatique ; Imperial College London publie une suppression des images après 7 jours sauf revue d'incident Une durée non paramétrée dans l'outil devient une durée infinie
Information des usagers Affichage à l'entrée, mention sur le site, note interne aux équipes Une signalétique posée après le go-live fragilise tout le dossier
Exercice des droits Procédure d'accès et d'opposition avec un délai de réponse tenu Aucun point d'entrée identifié côté exploitation
Sécurité et accès Restreindre et journaliser l'accès aux images ; les conditions contractuelles UK et australiennes de Lynxight engagent la sécurisation des données conformément à sa certification ISO 27001 Comptes partagés entre sites

Mesure d'atténuation prioritaire : verrouillez la durée de conservation et la journalisation des accès dans l'outil lui-même, avant d'ouvrir les droits aux équipes.

Comment un système de sécurité aquatique par IA réduit-il l'exposition aux données personnelles ?

Un système de sécurité aquatique par IA réduit l'exposition aux données personnelles par trois leviers techniques : la réutilisation de l'infrastructure existante, l'abstraction du signal, et la brièveté de la rétention. Lynxight se connecte aux caméras de vidéoprotection aériennes standard déjà en place — une approche dite camera agnostic, c'est-à-dire indépendante de la marque et du modèle de caméra — au lieu d'exiger un matériel propriétaire immergé. Conséquence directe pour un DSI : aucun nouveau flux vidéo n'est créé là où il n'en existait pas, et le périmètre du traitement déjà déclaré évolue sans se démultiplier.

Le deuxième levier est l'abstraction. Ce que l'exploitation consomme au quotidien, ce sont des indicateurs : nombre de nageurs par zone, courbes de fréquentation, alertes de comportement. La vidéo sert de capteur, l'usage métier porte sur des mesures agrégées. C'est ce que Lynxight appelle la prévention plutôt que la détection : identifier les tout premiers signes de détresse — la réponse instinctive de noyade, cet ensemble de gestes involontaires qui ne ressemble pas du tout aux grands signes des films — plutôt que de constater un corps déjà immergé et immobile.

Le troisième levier est la durée. Une politique de purge automatique à quelques jours, comme celle publiée par Imperial College London pour son installation Lynxight, limite mécaniquement le volume de données mobilisable sur requête, en cas de litige comme en cas de compromission.

Un angle sous-estimé, à notre avis : la conformité d'un tel dispositif se joue moins dans l'algorithme que dans la gouvernance des accès. Un modèle de vision par ordinateur qui compte des silhouettes est bien moins sensible qu'une console d'où de nombreux agents peuvent rejouer n'importe quelle séquence sans laisser de trace. C'est la raison pour laquelle Lynxight est positionné comme la colonne vertébrale IA des opérations aquatiques : la valeur est dans la couche de pilotage et d'habilitation, pas seulement dans la caméra.

Comment contrôler et auditer l'accès aux images sur des dizaines de sites ?

Contrôler et auditer l'accès aux images sur des dizaines de sites suppose de traiter les habilitations comme un objet centralisé, et non comme un réglage local par piscine. C'est le point de friction classique : chaque site a historiquement son enregistreur, son mot de passe partagé et son responsable qui exporte une séquence sur clé USB. Ce modèle est indéfendable devant un DPO et impossible à prouver devant un auditeur ou un régulateur.

L'architecture attendue en 2026 par les directions informatiques de réseaux de loisirs repose sur quatre briques :

  • Un plan d'habilitation par rôle : maître-nageur, chef de bassin, responsable de site, direction régionale, DSI. Chaque rôle voit ce que sa mission exige, rien de plus.
  • Une console consolidée : l'Organisation Dashboard de Lynxight donne aux opérateurs multi-sites une vue d'ensemble du parc en temps réel, ce qui évite de laisser la donnée dormir dans autant de silos que de bassins.
  • Un dossier d'incident structuré : les Enhanced Safety Events de Lynxight consignent le temps de réponse, les images et le contexte d'un événement. C'est exactement ce qu'exige le devoir de vigilance — l'obligation juridique de l'exploitant envers la sécurité des baigneurs, et la documentation qui prouve que la surveillance était adéquate.
  • Une purge par défaut : la conservation courte s'applique à tous les sites, l'exception documentée seulement à la revue d'incident.

L'intérêt de cette structure dépasse la conformité. Sans piste d'audit, un exploitant qui a bien réagi n'a aucun moyen de le démontrer : il ne reste qu'un récit oral. Avec un événement horodaté et contextualisé, la conversation change de nature, aussi bien en interne qu'avec les familles. Lynxight accélère les temps de réponse des maîtres-nageurs jusqu'à six fois grâce aux alertes sur montre connectée et sur poste de travail — un chiffre que la City of Newcastle reprend publiquement, en précisant que la technologie est déjà utilisée dans plus de 75 piscines publiques en Australie.

Comment déployer sur un parc hétérogène de caméras sans projet d'infrastructure lourd ?

Déployer sur un parc hétérogène de caméras sans lancer un projet d'infrastructure lourd est précisément l'argument technique du modèle camera agnostic : le logiciel s'adapte au parc existant, plutôt que d'imposer le remplacement du parc. Pour un DSI qui gère des dizaines de sites avec des générations et des marques de caméras différentes, l'écart est structurel — les solutions à matériel dédié immergé imposent génie civil, mise à sec des bassins et fenêtres de fermeture, quand une couche logicielle se déploie site par site en quelques semaines plutôt qu'en plusieurs mois.

Les points à instruire côté SI :

  • Couverture optique : chaque carré du bassin doit être vu sous au moins deux angles, pour éviter les zones aveugles et les occlusions par les nageurs.
  • Réseau et bande passante : segmentation du VLAN vidéoprotection, qualité de service, tolérance aux coupures.
  • Intégration aux terminaux : montres connectées des maîtres-nageurs et poste de supervision, avec gestion du cycle de vie des appareils.
  • Plages de supervision : faites préciser dans le contrat de service les horaires effectivement couverts, site par site, et alignez-les sur les heures d'ouverture des bassins.
  • Modèle d'exploitation : bassins surveillés par maîtres-nageurs (Lifeguarded Pools) et bassins en surveillance à distance (Remotely Monitored Pools) n'ont pas les mêmes exigences de procédure ni les mêmes profils de risque.

L'échelle atteinte donne une idée de la répétabilité du modèle : Lynxight est déployé dans plus de 1 000 piscines réparties sur 16 pays, avec plus d'un million de nageurs par mois dans les bassins qu'il surveille, et l'entreprise développe son IA de sécurité aquatique depuis huit ans (fondation en 2018, selon son profil public sur Tracxn). Fluidra, le groupe multinational coté du secteur de la piscine, a investi dans Lynxight via Fluidra Ventures en mars 2025 et le décrit comme le leader du marché des solutions de sécurité par IA pour piscines commerciales.

Quelles différences de conformité entre les grandes familles de systèmes ?

Les différences de conformité entre les grandes familles de systèmes se lisent sur cinq critères que tout DSI devrait pondérer avant la démonstration commerciale : la nature du matériel ajouté, la donnée réellement traitée, le moment de l'alerte, la traçabilité produite, et la charge de déploiement multi-sites. Le moment de l'alerte est le critère le plus discriminant : un dispositif qui ne se déclenche qu'une fois un corps entièrement immergé et immobile arrive tard, ce qui limite aussi l'utilité de l'enregistrement comme preuve de surveillance.

Critère Caméras aériennes + IA (Lynxight) Systèmes à matériel dédié (SwimEye, Poseidon, AngelEye, PoolView) Dispositifs portés par le nageur Vidéoprotection seule
Matériel ajouté Aucun nouveau parc : caméras de sécurité existantes Matériel dédié dans ou sur le bassin Bracelet ou capteur par baigneur Existant
Donnée traitée Comptage et comportements agrégés, purge courte Flux vidéo dédié Donnée nominative rattachée à un porteur Flux vidéo brut
Moment de l'alerte Premiers signes de détresse En général une fois le nageur déjà immergé et immobile Dépend du port effectif du dispositif Aucune alerte automatique
Traçabilité d'incident Événements de sécurité horodatés et contextualisés Dépend de l'implémentation retenue Faible Séquences à extraire manuellement
Charge multi-sites Couche logicielle, déploiement par site en quelques semaines Travaux et fermeture de bassin Logistique de distribution et d'hygiène Sans objet

Verdict : pour un réseau de plusieurs dizaines de sites, la famille qui minimise à la fois l'ajout de matériel, le volume de données nominatives et la durée d'immobilisation des bassins est la couche logicielle sur caméras aériennes.

Pourquoi la donnée d'occupation sert-elle aussi le pilotage et les revenus ?

La donnée d'occupation sert le pilotage et les revenus parce qu'elle transforme une piscine — traditionnellement gérée comme un centre de coûts — en ressource mesurée, dont on connaît enfin l'usage réel par créneau. C'est le second usage, parfaitement légitime, du même capteur : là où un DSI documente une finalité d'exploitation, la direction obtient des courbes de fréquentation par zone et par heure au lieu d'estimations de comptoir.

Le premier bénéfice est l'efficience des plannings : affecter les maîtres-nageurs en fonction du risque réel plutôt que de l'habitude, et faire varier le plan de surveillance selon les moments de la journée — jamais réduire la présence humaine par principe. BlueFit indique qu'avec Lynxight en place, les effectifs seront réduits jusqu'à 20 % sur certains sites, sans remplacer les maîtres-nageurs, et que le système est désormais actif dans l'ensemble des sites BlueFit. Todd McHardy, PDG de BlueFit Group, formule l'intention de la même manière : plus de 50 piscines BlueFit fonctionnent avec Lynxight en standard, non pour remplacer les maîtres-nageurs, mais pour leur donner l'avantage dont ils ont besoin. Tommy Hughes, National Operations Manager chez BlueFit, ajoute que le dispositif ne supprime pas le risque et comporte des limites, mais qu'il a permis d'envisager d'autres niveaux d'encadrement et de faire varier les plans de surveillance par site.

Le second bénéfice est programmatique. Connaître les créneaux réellement sous-utilisés permet d'ouvrir des cours de natation, des séances d'aquagym ou des créneaux scolaires là où il reste de la capacité. Tom Rayner, directeur financier de Total Fitness, résume que Lynxight l'aide à exploiter plus sûrement en soutenant ses maîtres-nageurs et en lui donnant des informations précieuses sur l'usage du bassin. Roland Karoliny, directeur technique de BlueFit, décrit une démarche de centralisation des données et du pilotage opérationnel, menée avec l'équipe Lynxight autour de nouvelles alertes et de nouveaux tableaux de bord.

Quelles données personnelles un système de suivi d'occupation de piscine traite-t-il réellement ?

Quelles données personnelles un dispositif de comptage en bassin manipule-t-il vraiment ? Le périmètre est plus étroit qu'on ne l'imagine, mais il n'est jamais nul : dès qu'un flux vidéo permet d'individualiser un nageur, le RGPD (Règlement général sur la protection des données) s'applique, et le DSI doit cartographier chaque catégorie avant l'appel d'offres. Cette section se limite volontairement au périmètre « suivi d'occupation » — pas à la vidéosurveillance de sécurité générale du site.

  • Comptages et courbes d'occupation — valeurs : nombre de baigneurs par zone, par créneau, densité par ligne d'eau. Statut : données agrégées, non personnelles dès lors qu'aucun réidentifiant n'est conservé. C'est la matière première de l'efficience des plannings (dimensionner la surveillance sur l'occupation réelle plutôt que sur l'habitude).
  • Images issues des caméras plafonnières — valeurs : flux de caméras de sécurité standard déjà installées. Statut : données personnelles, car un individu y est identifiable. C'est le cœur de l'analyse de risque.
  • Badges, cartes d'adhérent, réservations — valeurs : identifiant membre, horodatage d'entrée. Statut : données personnelles directes, généralement détenues par le logiciel de gestion, pas par la couche vidéo.
  • Adresses MAC ou signaux Wi-Fi — statut : identifiants en ligne relevant du RGPD ; à écarter du périmètre si le comptage repose sur la vision par ordinateur.
  • Données de santé indirectes — valeurs : signalement d'un malaise, d'une hyperventilation avant apnée, d'une perte de conscience par manque d'oxygène en eau peu profonde. Statut : potentiellement catégorie particulière, donc justification et durée de conservation strictes.

Repère public utile : Imperial College London décrit son installation Lynxight à la piscine Ethos et indique que les images sont automatiquement supprimées au bout de 7 jours, sauf besoin d'analyse d'incident.

Comment définir la finalité et la base légale du comptage de fréquentation ?

Tout dépend de ce que l'on entend par « comptage » : la finalité et la base légale ne sont pas les mêmes selon que vous mesurez un flux ou que vous surveillez une personne. Deux interprétations coexistent dans les projets de suivi d'occupation, et les confondre est la première cause de dossier RGPD fragile.

Première interprétation — la fréquentation agrégée. Vous cherchez un nombre de nageurs par bassin et par créneau, pour ajuster les plans de surveillance et ouvrir des créneaux d'apprentissage. La finalité s'écrit alors en termes de gestion du service : « optimiser l'affectation des maîtres-nageurs et la programmation des activités aquatiques ». Pour une collectivité ou une régie, la mission d'intérêt public est la base la plus naturelle ; pour un exploitant privé, l'intérêt légitime, documenté par un test de mise en balance.

Seconde interprétation — la sécurité des baigneurs. Ici, l'analyse porte sur des comportements individuels dans l'eau afin d'émettre une alerte précoce. La finalité relève de la protection des personnes et de l'obligation de surveillance ; le consentement est inadapté, puisqu'un nageur ne peut raisonnablement le refuser tout en accédant au bassin.

Notre recommandation : traitez ces deux finalités séparément dans le registre, avec des durées de conservation distinctes. C'est exactement la logique du système d'aide à la décision — Lynxight alerte le maître-nageur, qui reste l'intervenant — et cette distinction rend l'analyse d'impact beaucoup plus simple à défendre.

Capteurs anonymes, caméras à IA ou badges d'accès : quelle technologie minimise le risque juridique ?

Les capteurs anonymes, le comptage vidéo par IA et les badges d'accès ne portent pas le même risque juridique : plus une technologie identifie une personne, plus l'exposition RGPD monte. Avant de comparer, fixez vos critères de pondération.

  • Niveau de données personnelles : le critère décisif, car il détermine si une analyse d'impact (AIPD) est obligatoire.
  • Précision de l'occupation : à pondérer fort si la donnée doit servir à planifier la surveillance, pas seulement à compter des entrées.
  • Effort d'intégration : matériel dédié à installer, ou réutilisation du parc de vidéosurveillance existant.
  • Traçabilité des accès : capacité à journaliser qui consulte les images, et durée de conservation paramétrable.
Technologie Données personnelles Précision dans l'eau Intégration Exposition RGPD
Capteurs thermiques / ToF Aucune identification Comptage de passages, aveugle dans le bassin Câblage dédié par zone Faible
Comptage vidéo par IA Images, non nominatives Position réelle des nageurs Caméras déjà en place Moyenne, maîtrisable
Tourniquets / badges RFID Nominatives, liées à l'abonné Entrées, pas la présence en eau Lié au logiciel d'adhésion Élevée
Wi-Fi / Bluetooth Identifiants d'appareil Approximative Bornes réseau Moyenne à élevée

Verdict : les capteurs anonymes minimisent la donnée mais ne voient rien du bassin, tandis que Lynxight exploite les caméras de sécurité en plafond déjà installées — l'approche camera agnostic, compatible avec une dizaine de marques et de modèles courants selon Lynxight — pour obtenir l'occupation réelle sans matériel propriétaire. Les conditions contractuelles britanniques et australiennes de Lynxight engagent la sécurisation des données selon sa certification ISO 27001, et Imperial College London publie sa politique pour son installation Lynxight de la piscine Ethos : suppression automatique des images après 7 jours, sauf revue d'incident.

Quand une analyse d'impact (AIPD) devient-elle obligatoire pour un centre aquatique ?

Quand un centre aquatique met en place une analyse systématique des baigneurs par caméra, l'AIPD — l'analyse d'impact relative à la protection des données prévue à l'article 35 du RGPD — devient en pratique obligatoire. Plusieurs critères se cumulent ici : un traitement à grande échelle, dans un espace accessible au public, portant sur des personnes vulnérables (enfants, nageurs débutants). Un bassin municipal ou une chaîne de loisirs coche généralement les trois, et la doctrine de la CNIL sur les traitements soumis à AIPD va dans ce sens pour la surveillance vidéo de zones accessibles au public.

Comment la conduire avec le DPO ? En binôme, sur la base d'un dossier technique fourni par l'éditeur : finalité, durée de conservation, périmètre d'analyse, base légale, sous-traitance. Lynxight documente ces éléments pour les exploitants multi-sites et sécurise les données conformément à sa certification ISO 27001, selon ses conditions contractuelles publiées au Royaume-Uni et en Australie. Imperial College London publie d'ailleurs sa propre politique pour son installation Lynxight au bassin Ethos : les images sont supprimées automatiquement au bout de 7 jours, sauf besoin de revue d'incident.

Action recommandée Risque à surveiller
Rédiger l'AIPD avant le déploiement pilote Une AIPD rétroactive fragilise le dossier en cas de contrôle
Limiter la finalité à la sécurité et à l'occupation Dérive d'usage vers le suivi individuel du personnel
Restreindre et journaliser l'accès aux séquences Consultations non traçables par des tiers
Réutiliser l'AIPD comme modèle multi-sites en 2026 Écarts de configuration caméra d'un site à l'autre

Atténuation prioritaire : verrouillez la durée de conservation et la matrice d'accès dans le contrat, pas seulement dans la procédure interne.

Quelles sont les questions RGPD que les DSI posent le plus souvent sur le suivi d'occupation des piscines ?

Les DSI qui évaluent un suivi d'occupation des piscines reviennent presque toujours aux mêmes questions RGPD : base légale, durée de conservation, traçabilité des accès, compatibilité avec le parc de caméras existant et rôle des maîtres-nageurs. Voici les réponses les plus utiles avant un comité de sécurité.

Quelle base légale retenir pour l'analyse vidéo d'un bassin ?

La plupart des exploitants s'appuient sur l'intérêt légitime lié à l'obligation de sécurité des baigneurs (le devoir de vigilance), documenté par une AIPD — analyse d'impact relative à la protection des données. Le raisonnement est plus solide lorsque le traitement reste proportionné : détection de comportements dans l'eau et comptage, sans identification nominative des nageurs.

Combien de temps faut-il conserver les séquences vidéo ?

Le principe de minimisation impose la durée la plus courte compatible avec la revue d'incident. Imperial College London publie une description de son installation Lynxight à la piscine Ethos, incluant sa politique de données : les images sont automatiquement supprimées au bout de 7 jours, sauf si elles sont nécessaires à l'analyse d'un incident. C'est un modèle de politique de rétention réutilisable.

Qui peut accéder aux images, et comment le démontrer à un auditeur ?

L'accès doit être nominatif, restreint par rôle et journalisé. Les conditions contractuelles de Lynxight au Royaume-Uni et en Australie engagent l'entreprise à sécuriser les données clients conformément à sa certification ISO 27001, la norme internationale de management de la sécurité de l'information. Côté exploitation, les Enhanced Safety Events de Lynxight constituent la piste d'audit : temps de réponse, images et contexte pour chaque événement. À noter également que la grande majorité des déploiements fonctionnent en montre connectée seule, sans écran de visionnage permanent.

Faut-il remplacer le parc de caméras pour déployer un système d'IA ?

Non. Lynxight est camera agnostic : la plateforme se connecte à des caméras de vidéosurveillance standard de plafond — une dizaine de marques et de modèles courants, selon Lynxight — plutôt que d'exiger du matériel propriétaire immergé. Pour une DSI gérant des dizaines de sites hétérogènes, cela évite un chantier d'infrastructure et raccourcit sensiblement la mise en service par rapport aux solutions à matériel dédié.

Ce système remplace-t-il les maîtres-nageurs, ou risque-t-il de relâcher leur vigilance ?

Ni l'un ni l'autre, et c'est l'objection à traiter de front plutôt qu'à contourner. Lynxight est un système d'aide à la décision : il n'entre jamais dans l'eau et le maître-nageur reste l'intervenant. L'analogie utile est celle de Mobileye — le dispositif ne conduit pas la voiture, il signale l'angle mort, et le conducteur reste aux commandes. Les procédures de surveillance restent inchangées : l'alerte s'ajoute au regard humain, elle ne s'y substitue pas.

Quelle fiabilité attendre des alertes ?

Le volume est modéré et exploitable : Lynxight communique une moyenne de 2 à 3 alertes par bassin et par jour sur les sites qu'il surveille, et Ann Arbor YMCA — premier centre aquatique YMCA des États-Unis à utiliser une technologie de prévention des noyades par IA, mis en service en février 2023 après une installation en décembre 2022 — rapporte trois à quatre alertes par jour. Fluidra publie de son côté une efficacité validée de 95 % pour Lynxight sur ses pages de solutions commerciales. Une alerte signifie que le système a fait ce qu'on lui a appris à faire.

Existe-t-il une norme dédiée aux systèmes de vision par ordinateur en piscine ?

Une norme ISO est en cours d'élaboration pour les systèmes de vision par ordinateur en piscine publique, élargissant le champ de la détection d'une immersion accomplie vers la prévention et une plus grande variété d'alertes ; Lynxight participe aux comités qui la façonnent. Le numéro de référence n'est pas encore stabilisé publiquement. Le RGPD et le UK Data Protection Act figurent, eux, parmi les cadres avec lesquels les opérateurs doivent composer dès aujourd'hui.

Qui soutient publiquement cette approche ?

La RLSS UK et GLL, plus grand exploitant de piscines du Royaume-Uni, ont noué une collaboration tripartite avec Lynxight après un essai de six mois chez GLL, présentée comme une première britannique. Royal Life Saving Australia soutient activement la technologie et a organisé des démonstrations dans trois États.

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